Table de matières

  1. Un retour au passé
  2. L’opposition face à l’autoritarisme
  3. Les vœux de la révolution et leur sort
  4. La nouvelle opposition
  5. L’opposition interne et l’opposition externe
  6. Conclusions

 

Très probablement, lorsque la guerre en (et sur) Syrie se termine, car elle prendra fin dans tous les cas, et quel que soit la situation dans laquelle le pays sera ancré, l’esprit qui a animé les premiers temps de la révolution resurgira, et le peuple syrien s’attèlera à s’organiser, en profitant de l’expérience de sa révolution et de ses expériences accumulées tout au long de ces longues années amères. Cela signifie, que la « nouvelle opposition », qui s’est révélée à l’époque de la révolution, est le pari des Syriens dans leur aspiration d’avenir, abstraction faite de toutes ces dénominations qui renvoient à des faux titre et concepts tel que « opposition interne » et « opposition extérieure », etc.

 

1.      Un retour au passé

Lorsque l’analyse porte sur l’opposition politique à ce stade de l’évolution de la situation syrienne et ce en quoi elle s’est muée, suite à la révolution syrienne qui a éclaté au mois de mars 2011, et dont on vit toujours ses épisodes successifs, il est nécessaire de faire un rappel de l’atmosphère politique dans laquelle cette opposition a activement œuvré pour faire face et résister au totalitarisme et à la tyrannie pendant plus de quatre décennies.

Depuis que le parti « Bass » a pris le pouvoir en Syrie, au début des années soixante du siècle dernier, et plus spécialement depuis que la situation s’est affermie en faveur du régime du « mouvement de redressement » à la fin de 1970, la question qui préoccupait les responsables du nouveau régime pouvait se résumer ainsi « le plus important n’est pas d’accéder au pouvoir –même si cela a son importance- mais de s’y maintenir ». Cette idée a constitué le prologue à une nouvelle ère, dont la marque substantielle consistait dans le bannissement de la politique de la société, pour en faire le monopôle du régime et de ceux qui ont accepté d’en faire partie.

Pour atteindre son objectif, le régime a usé des méthodes répressives, et a réussi de cette manière à détourner les gens de la politique. La politique, qui est censée jouer un rôle sociale efficace, s’est trouvée alors délaissée par la société, depuis que celle-ci a été dominée par un climat de répression, d’oppression et de menaces de mort. Dans une telle situation faire de la politique devient impossible, après qu’elle est devenue un monopôle exclusif, et que personne n’a le droit de s’y immiscer. Par voie de conséquence, la suppression de la politique a entraîné la disparition de son milieu naturel, à savoir la société civile.

Le régime a aussi réussi à assujettir le peuple, les privant de ses droits et de ses libertés publiques, tout en négligeant ses problèmes et ses préoccupations, le tout sur un fond d’une apparente stabilité fondée sur des sentiments de frustration, d’injustice, et de colère refoulée qui attend le moment de son explosion.

Les puissances internationales influentes ont toujours eu tendance à consolider ce statu quo, par rapport à toute possibilité d’un potentiel changement politique démocratique. Cette position se justifiait sous le prétexte que la société syrienne n’était pas assez mature pour emprunter le chemin vers un Etat national moderne, et vers une société démocratique, pluraliste, tant elle est marquée par un retard culturel et intellectuel et par des divisions sectatrices, tribales et claniques, oubliant que cette situation désastreuse, était le résultat naturel des politiques tyranniques qui lui étaient imposées par la force.

 

2.      L’opposition face à l’autoritarisme

Cette situation a posé des questions cruciales aux forces politiques, en particulier celles qui ne se sont pas jointes au régime, afin d’identifier et d’indiquer leurs options et orientations futures. Il peut être utile de souligner ici que le dialogue, qu’a connu la vie politique syrienne dans la seconde moitié des années soixante-dix du siècle dernier, entre les nombreux partis politiques nationaux, marqués par leur ancrage à gauche et leur patriotisme, et qui a débouché sur un accord pour former une « Alliance Démocratique Nationale », pour faire face au pouvoir en place. C’est le rassemblement auquel ont été affiliés cinq partis actifs dans le pays, qui ont fait preuve de leur capacité à faire du dialogue un moyen privilégié pour parvenir à un consensus sur leurs stratégies futures et sur leurs options actuelles, énoncés dans la « charte politique » qu’ils ont approuvée, et dans le « règlement interne » régissant le fonctionnement de ce « rassemblement ». La marque la plus distinctive de cette charte est peut être la réhabilitation de la notion de l’intérêt national en l’orientant vers la vie interne, contrairement à l’approche démagogique du pouvoir en place, pour qui l’intérêt national se limitait à « faire face » à l’extérieur, mission dont il se chargeait lui-même, conformément à sa démarche de bannir la politique de la société. Par conséquent, la réhabilitation de la notion de l’intérêt national par cette charte correspondait à la réhabilitation du citoyen en tant que membre de l’Etat national souhaité. A cet égard, le plus important article de son règlement intérieur, était peut être celui qui donnait à toute personne, le droit de rejoindre le « rassemblement » sans obligation d’adhésion à l’un de ses partis. Cela signifie que le « rassemblement » a été créé comme une coalition de plusieurs partis et comme un courant politique. Derrière tout cela, il y avait l’espoir de raviver la vie politique en l’orientant vers la société, et organiser ainsi la résistance face à la démarche destructrice suivie par le régime. L’annonce de ce « rassemblement », en mars 1980, est intervenue à un moment où le pays connaissait des agitations et des mouvements populaires importants, ce qui a poussé le pouvoir en place à porter un coup fort à cette entité récemment instituée. Ensuite, une campagne de poursuite et d’arrestation s’est poursuivie tout au long des années quatre-vingt. Ceci a provoqué en réaction, un état de repli et de stagnation jusqu’aux années quatre-vingt-dix.

Il convient ici de souligner, autant que le permet cette présentation rapide, une deuxième expérience au début des années quatre-vingt-dix, ayant des indications importantes et directement liées au présent sujet. La direction du « rassemblement » a tenté de procéder à un examen général de la situation du pays et celle des partis politiques, à la lumière des changements majeurs, dont le monde était témoin suite aux grands bouleversements qui se sont produits dans les pays d’Europe de l’Est et dans l’Union soviétique.

Un nouveau programme politique adapté à ces évolutions et en conformité avec la réalité et ses variables, a été proposé, ainsi qu’un « projet de règlement intérieur » inspiré du règlement adopté au moment de l’instauration du « rassemblement ». Toutefois, ce projet n’a pas reçu, l’approbation des partis concernés, qui y ont vu une menace pour leur existence. Ce qui signifie, dans le contexte syrien, que le parti politique avait commencé à se transformer en « idolâtrie », qui n’est même pas concerné par la politique.

Le travail acharné et systématique du pouvoir en place, qui a abouti à chasser la politique de la société. Par ailleurs, la répression brutale et barbare qu’ont subie les forces et partis politiques nationaux et démocratiques de l’opposition, a transformé ces partis en groupes inertes et fermés sur eux-mêmes, se tenant à l’écart de la société. Objectivement, ces partis ont politiquement et culturellement démissionné, par leur abandon de la société, qui pâtissait déjà de la dictature, aux forces extrémistes antidémocratique et violentes.

Ces partis n’ont rien fait d’efficace pour contrer la pensée « eschatologique », ni pour remédier au recul de l’esprit rationnel et critique. En outre, aucune action significative n’a été menée pour affronter la pensée traditionaliste dominante, qui commandait une résistance face à la notion moderne de l’Etat national civil et constitutionnel, et face à la société civile, que nombreux considéraient comme un produit de la civilisation occidentale – et il s’agit ici de l’occident pris comme un ennemi – et d’un complot, dont l’objectif était d’envahir la culture arabo-islamique. Se rajoute à tout cela un déclin de l’action des élites culturelles et intellectuelles dans ce domaine.

L’expérience pratique montre l’inefficacité de l’action de ces partis, et leur incapacité de sortir de cette situation, qui les menaçait de les faire disparaître. Cette incapacité ne peut pas trouver sa justification uniquement dans la répression subie par ces partis, mais également dans leurs idéologies, et dans leurs structures antidémocratique héritées, et ce, en dépit de toutes leurs prétentions contraires, et de tous leurs programmes et statuts approuvés lors des conférences, qui étaient laissés du coté, dans les terroirs aussi tôt ces conférences terminées.

Il ne fait aucun doute que ces partis qui ne disposaient pas de mécanismes de fonctionnement appropriés, capables de refléter la volonté de leurs membres, étaient incapables de représenter les intérêts de la société. Une telle situation conduit inévitablement au rejet de ces partis, et à créer d’autres structures plus à même d’exprimer ses intérêts.

Bien sûr, cela ne remet pas en question la longue lutte de ces partis ni leurs énormes sacrifices tout au long de ces décennies.

Inutile de dire que nous ne parlons pas ici des partis « communistes » et « socialistes » qui ont accepté de se ranger derrière le pouvoir, limitant leur action au sein de ce qui est a été appelé « Front national progressiste », et renonçant à la lutte pour les intérêts du peuple et de la société, et à leur prétendu rôle révolutionnaire, même s’ils ont continué à se présenter comme étant des forces d’« opposition » au régime!?

 

 

 

3.      Les vœux de la révolution et leur sort

La révolution du peuple syrien qui a commencé en mars 2011, a ouvert grand les portes pour le retour de la politique dans la société. Elle a ainsi détruit toutes les méthodes et tous les programmes du régime, visant, pendant plus de quatre décennies à bannir l’action politique de la société. Nul ne pourra plus refermer ces portes.

Ceci constitue l’aboutissement logique et l’alternative à l’impuissance et à l’échec de l’opposition politique syrienne à travers tous ses partis politiques. L’incapacité de ces partis est telle, qu’ils n’ont pas pu accompagner la marche de la révolution, malgré certaines tentatives au début de la révolution. Du fait, ces partis n’ont pas pu jouer leur rôle des représentants politiques de la révolution, ils assument à ce titre une grande part de responsabilité de sort tragique de la révolution, après que le régime s’était chargé d’éliminer ses leaders et de pourchasser la jeunesse qui la portait. Ces partis, que l’on a pris l’habitude de désigner comme étant « l’opposition traditionnelle » pendant la révolution, essaie de se trouver un rôle à la marge de celle-ci, mais en vain. La réalité, et la logique de l’histoire la condamnent à disparaitre. Elle n’aura très probablement aucun rôle à jouer dans le façonnement de l’avenir de la Syrie, ce rôle revient à la nouvelle opposition que la nouvelle réalité est en train de forger.

Le problème fondamental s’est manifesté au début de la révolution, quand le régime a nié l’existence de cette révolution, et même l’existence d’une crise nationale. Le régime a décrit le soulèvement populaire comme l’œuvre des « groupes salafistes », qui emploient la violence et le terrorisme, comme un moyen de changement, ce qui exige de les combattre par la force. Quant au dialogue, -s’il devait avoir lieu- il devait, selon le régime, se faire avec des membres de l’opposition. Ces individus étaient choisis par le régime lui-même, et pour qui il définissait les sujets et le plafond des questions dont ils pouvaient débattre avec lui.

Pour sa part, l’opposition a été incapable de s’imposer comme un interlocuteur crédible, ou à surmonter ses divisions afin d’obtenir une reconnaissance interne de sa capacité à représenter les rebelles syriens, ou, à un stade ultérieur, de se présenter comme une alternative au régime qu’elle cherche à renverser, alors même qu’elle n’avait aucune stratégie pour atteindre cet objectif. Elle est donc restée prisonnière du passé, aussi bien dans ses méthodes que dans ses idées. Ainsi à la veille de la révolution, l’opposition n’a pas réussi à engager un dialogue pour parvenir à un consensus sur un programme unifié pour tous les partis qui la composent, tout simplement parce qu’elle est minée par la division, la rivalité et par la suspicion et la méfiance entre ses composantes.

Egalement, au moment de la révolution, et en dépit du poids de la responsabilité qui pesait sur ses membres, elle semblait incapable d’atteindre un tel objectif, qui aurait pu, s’il s’était concrétisé, rendre l’opposition mieux à même de représenter la révolution, et d’influencer son évolution et à faire face à ceux qui cherchaient à la faire avorter en la déviant de sa trajectoire, comme cela est arrivé plus tard.

Cela nous amène à la conclusion suivante : alors que « le régime syrien » s’était préparé à faire face à « une éventuelle révolution » en Syrie, « l’opposition syrienne » quant à elle, n’était pas prête pour une telle éventualité, c’est pourquoi elle a été désignée comme une « opposition traditionnelle », qui s’est maintenue à la marge de la marche révolutionnaire.

 

4.      La nouvelle opposition

La nouvelle opposition, est constituée par ces jeunes hommes et femmes qui se sont soulevés par milliers, brandissant la bannière de la liberté et de la dignité à travers tout le pays, et faisant des sacrifices rarement vus, pour atteindre leur objectif d’un Etat-nation moderne et d’une société démocratique pluraliste. Un Etat qui restituerait au citoyen la considération qui lui est due en tant que l’un de ses membres, à qui il doit également de garantir tous les droits et les prérogatives. Ces jeunes qui ont pris des initiatives remarquables sur le terrain, sur les réseaux sociaux et dans les médias, en usant des moyens modernes, pour la diffusion et l’archivage de leurs actions. Ils ont également développé les modes d’organisation appropriés pour la révolution, après s’être rendu compte que les partis politiques de « l’opposition traditionnelle », n’étaient plus capables d’assumer les tâches requises par ce temps, surtout après qu’ils ont prouvé leur incapacité à se libérer de leurs anciennes conditions et leur structures et modes de fonctionnements obsolètes et inopérants.

L’expérience de la jeunesse révolutionnaire s’est manifestée, pendant un laps du temps court, à travers la mise en place d’un mode d’organisation qu’ils avaient jugé comme le plus approprié pour le temps de la révolution. Elle s’est concrétisée à travers un système de « bureaux de coordination » qui se sont mis en place à travers le pays, et qui portaient diverses appellations comme « Comités locaux de coordination » et « Fédération Révolutionnaire de coordination » et « Commission générale de la révolution syrienne ». C’est cette dernière a supervisé l’organisation des activités de la révolution dans ses multiples aspects, en particulier pendant la période des protestations et des activités civiles.

Mais très tôt, les autorités ont réalisé la gravité de cette évolution qualitative née de la Révolution pour répondre à ses besoins et assurer sa continuité. Le régime avait conscience, du fait de sa nature sécuritaire, que sa fin est liée justement à des mouvements de contestation pacifiques et civiles. C’est pourquoi, il a, conformément à ces plans préétablis, délibérément tendu vers une augmentation du niveau de la violence face aux manifestations civiles et pacifiques, et a commencé à massacrer les premiers leaders de la révolution, puis leurs successeurs. Ensuite, le régime a concentré ses efforts à dévier la révolution de ses objectifs et de sa trajectoire, et à lui ôter son caractère pacifique et civil. Il a également œuvré de manière systématique et délibérée pour l’orienter vers le sectarisme et le militarisme, tout en faisant appel au « terrorisme », dont il maitrise toutes les formes. Le régime a réussi à mettre en œuvre son plan dans une large mesure, aidé en cela par le peu de soutien que la Révolution syrienne a reçu, et la position internationale méfiante à son égard, et l’abandon terrible dont elle a fait l’objet par la suite.

Ici, il faut noter aussi que certaines entités politiques d’une opposition improvisée, s’étaient rendu compte de l’importance de cette « nouvelle opposition ». Cependant, le soutien porté par ces entités à la « nouvelle opposition » est parti d’une intention personnelle et égoïste, lorsqu’elles ont essayé d’exploiter ces « jeunes organisations » pour réaliser des bénéfices instantanés et circonstanciels au profit de leurs formations politiques, et non pas pour aider ces organes révolutionnaires afin qu’ils deviennent des leaders de l’action politique. Ce faisant, ces entités ont contribué de manière indirecte à la réalisation du plan du régime à ce niveau.

Cependant, est-ce que la gravité de la situation a sonné le glas de la « nouvelle opposition » née de la révolution ? Il semble qu’il n’en est rien. Cette opposition qui était présente aux premiers temps de la révolution, est encore fortement présente, et elle s’exprime de diverses manières, partout où des Syriens sont présents, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur. Cependant, elle ne dispose pas des structures appropriées à causes de la situation et des circonstances actuelles. Nous pouvons ici rappeler la reprise des manifestations juste après la décision de cessation des hostilités, qui est entrée en vigueur à la fin du mois de février dernier et n’a duré que quelques jours. Ces manifestations qui ont émergé des décombres, ressuscitant l’esprit qui prévalait au début de la révolution, étaient certes simple, mais profonde signification.

Très probablement, lorsque la guerre en (et sur) Syrie se termine, car elle prendra fin dans tous les cas, et quel que soit la situation dans laquelle le pays sera ancré, l’esprit qui a animé les premiers temps de la révolution resurgira, et le peuple syrien s’attèlera à s’organiser, en profitant de l’expérience de sa révolution et de ses expériences accumulées tout au long de ces longues années amères. Cela signifie, que la « nouvelle opposition », qui s’est révélée à l’époque de la révolution, est le pari des Syriens dans leur aspiration d’avenir, abstraction faite de toutes ces dénominations qui renvoient à des faux titre et concepts tel que « opposition interne » et « opposition extérieure », etc…

 

5.      L’opposition interne et l’opposition externe

La distinction faite entre une « opposition interne » et une « opposition externe » est inexacte. Si l’appellation « opposition interne » vise la « commission générale de coordination » et tous les organes qui se sont attachés à elle, et si l’appellation « opposition externe » vise le « Conseil national syrien », la « Coalition nationale pour les forces révolutionnaires et l’opposition », ou encore la « réunion du Caire », etc., toutes ces entités ne peuvent se prévaloir du statut de « l’opposition ». Certes, il y a au sein de ces entités un certain nombre de dissidents Syriens qui ont un grand passé en tant qu’opposants au régime Assad depuis des décennies, et ont fait de grands sacrifices, mais cela ne suffit pas pour conférer à ces «entités» le statut de « l’opposition ». Ce sont des entités politiques générées en marge de la Révolution, et formés à la hâte, sans programmes clairs ni aucune  concordance entre leurs composantes, ce qui met en question leur capacité à perdurer. Chacune de ces entités prétend représenter la Révolution, ou du moins espère avoir un rôle dans cette présentation. Il s’agit également des entités dont la formation, le financement et le programme ont été l’œuvre des puissances internationales et régionales. Elles peuvent, du moins quelques unes, avoir une mission à accomplir au moment de l’élaboration des solutions. Mais, très probablement, ces entités n’auront aucun rôle ni aucune présence dans l’avenir de la Syrie.

6.      Conclusions

– En dépit de tout ce qui est arrivé en Syrie, la culture et la politique n’ont jamais été absentes et n’ont subi aucun décadence à cause de ce conflit dévastateur que nous observons entre la tyrannie criminelle représentée par le régime Assad, et l’extrémisme islamique qui continue de se propager sur le territoire syrien, et qui est une conséquence inhérente de cette tyrannie.

– Il existe en Syrie un courant modéré, représentant un large éventail de Syriens qui se reconnaissent dans le patriotisme syrien, à l’écart du pouvoir et de toutes les formes d’extrémisme, et qui sont répartis entre l’intérieur et l’extérieur du pays.

– Pour cela, il peut être utile à présent pour les Syriens d’œuvrer pour la mise en place d’une entité politico-culturelle rassembleuse capable de maintenir l’esprit du patriotisme syrien vivant face à tous les courants qui se disputent l’avenir de la Syrie. Cela ne doit pas être un simple et lointain espoir, d’autant plus qu’elle peut renforcer la position de la « nouvelle opposition » dans l’avenir. Il convient de souligner que cette question a été, et continue d’être, une nécessité pour la révolution.

– Il est utile pour les Syrien – qu’ils œuvrent pour la création d’une telle entité ou non – d’affirmer leur attachement à l’esprit du patriotisme syrien comme étant l’esprit rassembleur face à toutes les autres propensions sectaire, idéologique et ethnique, et affirmer sa vocation humanitaire et universelle qui va à l’encontre du particularisme, de l’esprit partisan et du chauvinisme local ou régional, qui sont tous des options despotiques sous différentes formes.